Renée by J.H Lartigues

J.H Lartigues
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Gia Carangi / 1

gia 1

Gia Carangi / 1

Gia Carangi : le photographe et son modèle

Gia Carangi , mourait du Sida le 18 novembre 1986.
Gia était une mannequin très en vue à la fin des années 70 et du début des années 80.
On peut la considérer comme la première top modèle de l’ère du triomphe de la mode.
Le moment où l’artisanat de luxe devient une industrie multinationale.
Elle présage à la fois le règne des mannequins vedettes, la célébrité instantanée, et son corollaire l’oubli tout aussi rapide, mais également, le Sida, la cocaïne, l’homosexualité, l’argent.
Au delà de sa faculté à incarner l’époque, les années 80, comme ont pu le faire dans d’autres domaines Jean Michel Basquiat ou Bret Easton Ellis, c’est le rapport entre photographe et modèle qui semble prendre un nouveau tour avec Gia.
Gia est née dans une famille de la classe moyenne américaine, dont les parents se séparent quand elle a 11 ans. A 17 ans elle commence à poser pour des photographes et devient très vite un modèle très demandé.
Pour expliquer ce succès fulgurant on a évoqué son physique de brune intense, qui contrastait avec la blonde évanescente des années hippies. (La blonde fera son retour mais peroxydée.)
Mais si les plus grands photographes comme Arthur Elgort, Richard Avedon, Chris von Wangenheim Francesco Scavullo, Helmut Newton ont travaillé avec Gia, c’est qu’elle leur proposait quelque chose de différent.
Il est souvent mentionné que Gia avait une faculté à inventer des poses, des gestes, à proposer des mises en scène, à créer des atmosphères à générer des champs d’énergie.
« A model has to create moods » déclare-t-elle.
Encore fallait-il que le photographe, acceptât les propositions créatives du modèle.
On passe avec Gia d’un univers où la photographie de mode est encore imprégnée de surréalisme (de Man Ray, à Guy Bourdin) à un monde où la femme n’est plus la muse ‘magique-circonstantielle’ des poètes mais une présence incarnée et pleine.
La femme, apparition, fantôme, énigme, s’évanouit et laisse la place à Vénus triomphante. On passe d’un corps morcelé au corps entier du modèle ; de Nadja à Gia. de ‘l’Amour fou’, au Sida, d’un ‘érotisme voilé’, à la chaire exposée.
Pour illustrer ce propos on pourrait comparer la photo de Gia nue derrière un grillage prise par Wangenheim à la photo de Guy Bourdin pour les chaussures Charles Jourdan datant de janvier 1980, représentant un buste de femme dans un miroir accroché à un mur recouvert d’un motif à losanges noir qui évoque un grillage.
Bourdin photographie une Nadja sans tête et aux pieds nus – on voit les chaussures dans un coin. La géométrie noire et épaisse est redoublée par le miroir. L’enfermement est complet et le buste devient à son tour élément du décor.
Dans la photo de Gia-Wangenheim, la clôture protège le spectateur au lieu d’isoler le modèle. Gia fixe le photographe d’un regard noir et déterminé. Déterminé à franchir la barrière, pense-t-on.
La présence féminine n’est pas ici de l’ordre de l’imaginaire, mais presque documentaire.
Le succès du cliché est dû au talent du photographe bien-sûr , mais est indissociablement lié à la personnalité de Gia Carangi.
Gia n’est pas une muse comme Gala ou Nush, c’est une co-auteur de la photographie.
Les top modèles accédent à la célébrité alors que s’atténue la frontière entre le photographe-auteur, et le modèle-motif.
Gia arrive à ce moment précis.
Son talent sa beauté sa créativité feront sa fortune dans une époque qui renouait avec la spontanéité, le corps et les sensations, après la glaciation théorisante des années 70.
Cet avènement a peut-être pris fin avec l’arrivée de l’image numérique et ses infinies possibilités de retouches qui déréalisent à nouveau le modèle.
En attendant mademoiselle Carangi merci pour ce vent de fraîcheur, ces poses so sexy et drôles, sans oublier la profondeur parfois tragique de votre regard.
Michel Briat
peintre / art-thérapeute
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Photography / Zorro the man with the whip 


Anonymous photography taken       between 1940 and 1970, this group of some 100 photographs had remained meticulously hidden in a sealed envelope. Having no information whatever regarding their originator, we spontaneously named him Zorro, the man with the whip. And decided to let the images speak for themselves.   (M. and P. Jacquier)
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Two Versions of Mao’s China: History Retouched as Propaganda 

  
The missing person is Ren Bishi, a CCP military and political leader. The photo was taken in 1940 with Zhou Enlai and Mao Zedong. Ren was deleted because he was criticized for being sick and hospitalized in USSR in during the Chinese liberation war.

(https://globalvoices.org/2013/01/30/two-versions-of-maos-china-history-retouched-as-propaganda/)

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Guy Bourdin / L’Assomption de la fille – 1

bourdin chambre petit
Guy Bourdin , Vogue France, 1976
Je me souviens des publicités pour les chaussures Charles Jourdan.

J’étais adolescent et je les trouvais classes et très colorées mais surtout effrayantes. Des femmes étaient en danger. Au bord de la chute, ou même déjà tombées. Certaines endormies , d’autres mortes.

Mais c’était de la publicité et je me disais que ce n’était pas grave.

Et puis j’ai oublié les photos et Charles Jourdan. Mais pas la sensation qu’elles me procuraient.

Récemment à propos des “Rencontres de la photographie” d’Arles, et de l’exposition ” total records ” qui célèbre l’art des pochettes des disques vinyles , je tombe sur la couverture d’un album de Boz Scaggs, le chanteur californien au nom étrange. Un album de 1980. Que je n’ai pas écouté , préférant à l’époque Christopher Cross ou les Cars.

La photo de la pochette est signée Guy Bourdin, le photographe attitré des campagnes Jourdan. L’après coup, de mes émotions adolescentes.

Boz fume allongé , la tête reposant sur une cuisse en bas résille.

Si l’on retourne la pochette apparaissent le buste et les jambes écartées d’une créature dont on ne voit pas la tête .

Comme s’il venait de naître , le chanteur reprend ses esprits après l’épreuve de la mise au monde et fume une cigarette.

Toute la beauté de la photo tient à l’aporie entre l’érotisme de la pose féminine et la nonchalance du chanteur fatigué.

Si ce n’est pas une nativité ce pourrait être un “post coïtum animal triste.”

Mais reste l’énigme de la fille sans tête et sous tension ( pour tenir la pose ) .

Ou est son visage ? Qui est elle ? Serait-ce celui du Boz ( beau ) ? Et la fille se payerait sa tête .

Ou bien la tête a peut être disparue dans les volutes de fumées qui sortent de la bouche du chanteur .

Parti avec son chant qui s’élève jusqu’au ciel .

Le corps va suivre c’est sur avec un rouge pareil à celui de la vierge du Titien , qui illumine l’église des Frari à Venise .

C’est L’Assomption assurée.

Mais sans église, et vers un ciel peut être vide .

Et d’une femme qui à défaut d’être une vierge est un modèle.

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Untitled #38, Woman on Sidewalk, New York, 2002 

  

Paul Graham

A black woman sitting on a dirty New York pavement in harsh sunlight. She has her back turned to the camera but looks over her shoulder to make eye contact with the viewer. The pavement appears to be otherwise devoid of people. This photograph is from Graham’s series American Night which contrasts the perfection of suburbia with the poor and marginalised communities which exist on the fringes of all that is valued by the so-called American dream, and as such are rendered almost invisible.